jeudi 12 juin 2008

Photochop

Dans la vie il n'y a pas que les images qui bougent. Il y a aussi celles qui ne bougent pas. C'est d'ailleurs pour ça que Butcher Ludwig nous à contacté il y a de cela quelques jours : pour nous montrer ses images qui ne bougent pas. Certes, les photos en question ne sont pas animée, pour autant, c'est vos tripes qu'elles vont remuer. Alors si la vision d'une mergez-café au petit déjeuner vous révulse, n'allez pas plus loin.

En effet, Butcher Ludwig est spécialisé dans le photo montage. Cependant, il n'est pas du genre a coller des papillons et des petites fleurs partout. Lui, son truc, c'est de transformer des visages en abîmes cauchemardesques que Clive Barker ne renierait pas. D'ailleurs, vous même auriez tord de vous priver, tant les photos sont belles !

Pour constater sur pièce l'étendue du talent du sieur Ludwig, c'est par ici que ça se passe :

LE SITE DE BUTCHER LUDWIG



Colin VETTIER

samedi 3 mai 2008

Prémonitions

Bonjour tous et toutes !

Juste un très rapide message pour vous faire part d'une étrange expérience.
J'ai récemment fini une nouvelle traitant d'une adolescence en perdition, en proie à des terribles dérapages. Toute l'action se déroulait au collège, une période incohérente, et souvent douloureuse. Le collège c'est survivre l'intolérance de ses pairs. Certains n'y parviennent pas, et c'est là que se posent toutes sortes de problèmes.
Pour écrire cette nouvelle, je me suis inspiré de mon expérience personnelle. J'ai mis des visages familiers sur mes personnages, et placé l'action dans un lieu que je connais très bien : un collège en banlieue Lyonnaise. J'envoie le texte a un ami qui tombe sous le charme et me propose de réaliser la chose sous forme de court-métrage. Un court texte très cinégénique.
Quelques jours plus tard, mon réveil matin me gueule dans les oreilles des infos toujours plus sordides. Là, j'entends qu'un gamin en banlieue Lyonnaise, à Meyzieu, a laissé libre cours à une folie meurtrière. Résultat trois blessés graves. Je bondis hors de mon lit pour envoyer quelques textos aux rares personnes qui ont lu ma nouvelle. Les lieux qui m'ont inspirés sont ceux-là même où le gosse a pété les plombs. Pour faire court, le scénario à quelques exceptions près est le même.
Cela soulève une véritable interrogation : le collège est-il un milieu criminogène ? Règne-t-il dans cet établissement en particulier, une atmosphère propice aux dérapages ?
Je ne prétend pas avoir de réponse, et une chose est sûre, je ne suis pas médium. Alors quoi ?

La réalité dépassera toujours la fiction.


Colin VETTIER

mardi 29 avril 2008

Le viol du pigeon

Aujourd'hui le temps est maussade. De gris nuages obscurcissent le ciel au dessus de la ville. Les badauds courbent l'échine et pressent le pas. La pluie menace de tomber.
Assis dans mon petit appartement d'étudiant, je détourne la tête de la fenêtre. Que la nature est mélancolique parfois. Elle sait comment se jouer des sentiments de l'homme trop romantique. Le temps influe énormément sur le comportement des hommes livrés à eux même dans un jungle qu'ils ont eux même créée.
Soudain, deux pigeons se posent lourdement sur le rebord du toit voisin. Avec la grâce d'un duo d'hippopotames paraplégiques, ils débutent le bal de l'amour. Dans le cas des pigeons, les mots « Bal » et « Amour » sont très galvaudés. Tout d'abord, dans nos villes, il existe peu d'animaux aussi répugnant que le pigeon. Peut-être le bichon avec son manteau écossais. Mais ce n'est pas de sa faute ! C'est mamie qui lui a mis. Et comme le bichon est un animal vil, et désespérément con, il se laisse faire. Chose que ne ferait pas une hyène où un tigre du Bengale, qui eux, sont des animaux pourvu d'un fort amour propre. Cependant je m'écarte du sujet duquel je voulais m'entretenir avec vous : ces saloperies colombiformes. Celles là même qui ont décidé de transformer le toit d'en face en véritable lupanar.

Je suis au bord de la crise de nerf. D'abord parce que même les pigeons forniquent, et pas moi. Et ça, c'est frustrant. Ensuite parce qu'ils font du bruit ces damnés volatiles. Plus de bruit que la télé de mon voisin, qui est bloquée sur « volume maximum » pendant Question pour un Champion. En même temps, à leur décharge (si je puis m'exprimer ainsi) il doit être autant facile de réaliser un coït pour un pigeon, que pour un manchot équipé d'un appareil dentaire moyenâgeux.

Le pigeon est le cancer des villes. Véritable usine à fientes volantes, il transforme la promenade dominicale, en aventure paramilitaire. A croire que ces bestioles se prennent pour des bombardiers à merde. Au moyen-âge, le rat était l'animal vecteur de maladie. Il faisait peur. Aujourd'hui c'est le pigeon. Imaginez vous pendant un rendez-vous galant, et là, un pigeon prend le sommet de votre crâne pour cible. Sproutch. Une fiente blanche et verte vous couvre le chef. Question crédibilité, ce n'est pas à proprement parler le pied. Finalement ce volatile, n'est autre qu'un rat à plumes pourvu d'ailes.

Et quand vient le printemps, ce détestable animal, vient forniquer sous nos fenêtres. Son roucoulement démoniaque et lubrique, emplit alors les rues. Nous sommes envahis par ces immondes emplumés ! Non contents de nous fienter sur le crâne, et nous survoler en rase-motte, ils viennent forniquer jusque chez nous.
Le pigeon est le seul animal capable de transformer un citoyen calme et modèle en parfait psychopathe. Quoi de plus fantasmatique que d'imaginer tirer à coup de lance-roquettes dans ces turbines à chiasse volante. De regarder leur plumes noircies, encore fumantes, s'éparpiller dans le joli ciel de printemps, puis redescendre en une pluie de confettis carbonisés. Dans l'air, l'odeur de la victoire.
Finalement, cela n'aura servi a rien, si ce n'est à vous soulager. Un autre couple de pigeons se posera sur le rebord de votre fenêtre pour forniquer bruyamment.

Ce qui explique la devise du pigeon : si tu avances et je roucoule, comment veux tu que je t'en...


Colin

mercredi 23 avril 2008

La Circonférence de l'Amour - Le Blog

Bonjour à tous et à toutes,

Chers ami(e)s, lecteurs anonymes,

Je vais procéder à une petite modification. En effet je ne publierais plus sur ce blog (Panik Attak), mais sur La Circonférence de l'Amour, le blog.

Veuillez m'excuser de ce changement, j'espère qu'il n'altèrera pas votre avis concernant l'ouvrage.

Textuellement,

Colin VETTIER

P.S. je vous serais reconnaissant de voter en cliquant sur le petit bouton WIKIO en bas des billets. Merci.

vendredi 18 avril 2008

La Circonférence de l'Amour - chapitre 1

“Ecrire une histoire d’amour ? Pourquoi pas… Jusqu’à maintenant je n’ai écrit que des scénarios pour des films pornos ! Ce n’est pas trop compliqué à écrire, il suffit de penser à quelque chose d’excitant. Tiens, regarde la nana qui s’éloigne là”, il fait un geste de la main vers une jeune fille qui s’éloigne. Il me regarde droit en souriant “elle a un joli cul. Il suffit de l’imaginer nue et en proie à une nymphomanie galopante qui la pousserait à arracher ses vêtements devant tout… devant tout être un tant soit peu viril.
Ca me parait peut probable
Le public s’en fout. Il paye pour voir des chattes, des bites et des nichons, pas pour s’interroger sur les explications psychologiques qui pousseraient une jeune fille de 25 ans à se dénuder aussi facilement. Comme on s’en fout, on ne le filme pas” Il s’arrête un instant pour boire une gorgée de son café, “Et puis tu sais les acteurs pornos, ce ne sont pas vraiment des acteurs, plutôt des athlètes. On ne peut pas leur demander de bander dix heures par jour et en plus de jouer la comédie. Ca demande de la concentration de maintenir une érection, beaucoup de concentration… »

Il laisse planer ses mots, comme pour en évaluer l’impact. Pas de doute, il s’attend à quelque chose.

Rien ne se passe.

Je me laisse aller contre le dossier de ma chaise. Ce n’est pas plus confortable, les lattes de bois me compressent la colonne vertébrale. Je reviens à ma position initiale, les deux coudes sur la table, légèrement voûtée. Je me décide à rompre le silence:
« Tu sais, arrive un moment où il faut se renouveler. Tu ne peux pas faire du cul toute ta vie.
Pourquoi pas ? Tu sais il y aura toujours des clients pour ce genre de produits. Des centaines de millions même, prêts à acheter n’importe quoi, du moment que ça les excite.
Tu n’aimerais pas essayer de les exciter différemment ? Je pense honnêtement que tu devrais songer à cette histoire d’amour. Tu as des talents d’écriture, de l’imagination… »

Mon ami pornocrate semble plongé dans ses pensées. Il sourit. C’est bon signe, il a reçu le message et doit être en train de passer en revue diverses idées.

« Une histoire d’amour, ça me semble vraiment intéressant. C’est un peu l’autre côté du miroir pour moi. L’exact opposé du porno, pourtant si proche.”

Connaissant mon ami, je lui propose mon aide. De simples relectures du synopsis qu’il m’apportera, tout simplement pour garder un œil sur son évolution. Ainsi que par curiosité – c’est probablement ma plus grande faiblesse.
Il accepte mon aide avec joie, me dit qu’il a déjà sa petite idée sur la chose. Demain, un script d’une page sur mon bureau. Dans le porno, il est indispensable de réfléchir très vite. Quand les blancs retombent, il est souvent impossible de les faire remonter en neige.


Colin VETTIER

vendredi 11 avril 2008

La Circonférence de l'Amour - abandon

Bonjour à toutes et à tous,
Chère lectrice, estimé lecteur,


Dans les prochaine semaine, je publierais de manière hebdomadaire, un chapitre de mon manuscrit La Circonférence de l'Amour. Pourquoi ? Parce qu'un autre auteur a eu exactement la même idée. Son livre étant construit comme je voulais que le mien le soit, j'abandonne le projet d'écriture, au bout d'une vingtaine de chapitres, et autant de pages.

Cet ouvrage, que j'aurais aimé être un livre, je l'ai commencé au cours de l'été 2006. A New York ; probablement inspiré par l'effervescence de la ville, et la gentillesse des gens que j'y ai côtoyé.
Je profite de l'opportunité pour inclure la dédicace qui précède inlassablement tout roman.

A Nina, Lisa et Charlotte.
A Hélène pour l’inspiration involontaire.
A Laure pour la pâte à tartiner goût noisette.
A Adélaïde pour m’avoir ouvert les yeux sur mes obsessions.
A Claire, meilleur voisine et alter ego a distance.

Cette courte rubrique incluait alors une dernière dédicace. Pourtant je ne sais pas si elle est encore d'actualité.

A la femme de ma vie que je n’ai pas encore rencontré.

Les publications débuteront dès la fin de semaine prochaine sur mon blog La Circonférence de l'Amour, le blog.


Colin VETTIER

mardi 18 mars 2008

Les mains dans la bouffe

Aujourd'hui un billet un peu particulier. Parce que le voyageur est en fait à Sarreguemines pour un stage. L'action se passe à Mosaïk Télévision Sans Frontière.

Une fois n'est pas coutume je ne vous abreuverais pas de ma verve. Cliquez plutôt sur le lien qui suit :
Vidéo Miam à cliquer !

Je me permet de dédicacer cette vidéo aux quelques personnes qui m'ont fait remarquer que j'étais incapable de cuisiner. J'use là de mon droit de réponse messieurs - dames.

La prochaine fois, vous apprendrez comment transformer une innocente choucroute en une arme de destruction massive.
A très bientôt sur ces lignes. Ou sur celle de http://www.textuellement-transmissible.com

Colin

dimanche 16 mars 2008

Sarreguemines dort : l'arrivée

Il arrive que la vie nous transporte dans des endroits étranges. A la manière du fleuve qui charrie un baril de déchet radioactif. Ou bien du chat qui nous fait l'offrande d'un piaf décapité et partiellement plumé.
Tout voyageur peut donc un jour se retrouver égaré à Sarreguemines. Cependant ce ne sera pas un hasard, puisque dit-on, celui-ci fait bien les choses. Or l'arrivée à Sarreguemines en plein hiver n'a rien d'une orgie rupestre ou des nains en rut chevaucheraient des femelles elfiques sous le soleil printanier.
Au sortir de la gare, un choix cornélien s'offre à l'usager de la SNCF. A droite quelques ruines post-industrielles. A gauche un square qui sert de seuil au palais de justice. En face s'étale une rue bordée de bar aux intérieurs sombres qui laissent penser qu'ils sont à l'abandon.
Peut-être l'intrépide, dans un sursaut d'ennui, poussera-t-il la porte de l'un de ces établissements pour découvrir une étrange clientèle. Des consommateurs qui n'auraient pas dépareillé pour le casting d' « Hostel III – Europe is a tank of inbred lowlives maniacs ». Pris d'un élan d'audace le voyageur assoiffé commandera un café. Peut-être y jettera-t-il un morceau de sucre.
A sa droite, le patron mangera le contenu de son assiette en le dévisageant. Après avoir englouti la totalité de son repas, il s'essuiera la bouche avec un serviette en papier, qu'il posera négligemment sur le comptoir.
« C'est marrant, vous me rappelez mon frère. Quand vous êtes rentré j'ai cru que c'était lui » lancera le tenancier au voyageur. « Vous avez exactement les mêmes mimiques que lui ! Il a fait polytechnique vous savez. » Le voyageur profitera de l'occasion pour s'enquérir de la situation de la ville, du bar, et d'autres banalités.
« Oh vous savez, depuis qu'il est interdit de fumer, les affaires ne sont plus ce qu'elles étaient. J'espère que la clientèle sera de retour avec es beaux jours. »

En sortant du bar, le voyageur sera frappé par une violente bourrasque. Se promenant dans les rue de la ville, le nouvel arrivant décidera de combler un vide qui grogne au fond de son estomac. Il poussera d'une main innocente la porte de la première boulangerie qui croisera son chemine. Souriant à la vendeuse il demandera un pain au raisins, s'il vous plaît. Devant sa requête, la boulangère ouvrira des yeux injectés d'incompréhension, comme si le voyageur lui avait offert de la sodomiser sur le comptoir, la tête dans les paris-brest.
« Comment ? » s'inquiète-t-elle.
« Je voudrais un pain au raisin. » Persiste l'affamé.
Elle hausse les épaules. Il lui montre du doigt l'objet de son désir.
« Aaaah » gémit la boulangère qui n'a toujours pas la tête dans crème pâtissière, « une schneck aux raisins ! »
Le voyageur acquiescera, un sourire gêné figé sur le visage. Puis il rentrera dans son nouveau « chez lui », balançant triomphalement le pain aux raisin au bout de sa main.

Peut-être un jour se perdra-t-il ce voyageur. Il se résignera à demander son chemin à une grand-mère qui attendait là. A peine aura-t-il eu le temps d'ouvrir la bouche, que le pacemaker de la mamie se sera transformé en pile nucléaire capable d'alimenter toute la France. La vielle femme, comme possédée par un démon hyperactif, se mettra à hurler qu'il n'a qu'a se débrouiller, qu'il sait lire et que le nom des rues est écrit sur chacune d'elles.
Tremblant de peur, il s'éloignera en pensant suggérer à la municipalité d'équiper son troisième âge en muselière et en camisole. A bien y réfléchir, la meilleur solution serait d'organiser un safari, et de tirer a vue des seringues hypodermiques remplies de somnifère pour hippopotame en rut.

Le voyageur trouvera refuge dans un restaurant indien où il flattera ses papilles gustatives. Le patron lui lancera un amical « ah, tiens vous, vous n'êtes pas d'ici. » Effectivement, il n'est pas d'ici.
Il sourira et discutera quelques minutes avec le patron avant de rentrer se coucher.

jeudi 10 janvier 2008

Fraîches news from Poitoullywood (Poitoullywood partouane)

Certains intellectuels de gauche, mais aussi de droite et du centre (oui, j'avais envie de caler intellectuel de gauche dans un blog, c'est permet d'attirer un certain public, grâce aux mots clés. Mais nous en parlerons une autre fois) ; donc, ces intellectuels là pensent qu'en France il n'y a qu'une seule ville : Paris.
En vérité, c'est faux.
Prenons une carte. Enfin, pas littéralement, vous pouvez visualiser la chose dans votre esprit. Ça-y-est ? Voyez en haut de la carte, vers une ville du nom de Reims. Là il y a marqué « Talent ». Ça s'appelle Varock et ça arrache la canne à mémé pour lui rentrer dans l'anus artificiel. En un mot, c'est génial.

Descendez à présent en diagonale, vers la gauche. C'est ça, l'ouest du Pays. Ça s'appelle Poitiers, et là aussi il y a du talent. Beaucoup. Et pourtant tout le monde reste focalisé sur Paris, tel un pervers mono-maniaque de la bagatelle qui aurait vu passer un jean un peu bas serti d'un bout de ficèle aguichant.
A Poitiers il y a Monde de Ouf. D'ailleurs si vous cliquez sur le lien, vous irez vers leur profile Dailymotion. Dans un billet passé, je vous avais déjà présenté l'une de leur réalisation : Au bout de la bande. Si vous aimez l'humour décalé sans faux col, alors vous aurez de quoi vous faire péter la rate.

Continuons dans les talents audiovisuels. Et aussi dans la redite. Il y a six mois de cela, je vous avais parlé d'une association Poitevine nommée Les Films de la Lymphe. L'association préparait (et prépare toujours) Sodium Babies son premier long métrage.
Cependant, elle ne s'arrête pas là. Puisque cet été deux clips ont été tournés.
L'un d'entre eux est dors et déjà visible. Ça décorne les bœufs. Ça tape sur les tympans comme un sumo névrosé tombé amoureux de son gong. Ça décolle la rétine pour la jeter à manger aux métaleux. Voilà donc, rien que pour vos yeux le clip d'HACRIDE, Perturbed. C'est réalisé par les frères Decaillon.



Vous êtes toujours là ? Bein, vous êtes un coriace vous ! Un amateur de petites sucreries artistiques. Du genre à lécher des toiles de Rembrant pour voir quel goût ça a !
Il est tard, et d'autres activités m'appelant à plein poumons (non, je ne vais pas sniffer des huiles essentielles jusqu'à sombrer dans un bio-coma), je vais vous laisser pour ce premier épisode de Poitoullywood sur une note musicale.
Avis aux amateurs de Bobby Lapointe, voici le Papa des Poissons comme vous ne l'avez jamais vu.

Suite au prochain épisode où le lecteur apprendra comment bien farcir un poitevin.


Colin

lundi 7 janvier 2008

A bientôt les amis...

Bonsoir à tous et à toutes.

Voici une petite relique de mon cru. Un poème écrit il y a quelques années... Il y a au moins cinq ans. Peut-être six. Je ne sais plus vraiment.
Je revenais de colonie de vacances, et les séparations avaient été déchirantes. Quelques années plus tard, à nouveau je quitte les gens que j'aime. Il me paraît donc judicieux de ressortir cette vieillerie.
Tant pis pour les maladresses de plume, pour l'immaturité de la chose. L'essentiel ce sont les sentiments qui s'en dégagent, qui je l'espère, parlerons à mes ami(e)s.

Vous allez me manquer.


Une LARME de plus


Encore une larme de plus à avaler,
Un crime de plus à dissimuler.

Tout les jours des souvenirs à refouler ?
Des bonheurs depuis bien longtemps dépassés.

Vers le passé se retourner,
Pour longuement s’y replonger.

Rectifier tout ce qu’on a raté,
Remplacer tout les oubliés.

Sensibilité tout juste effleurée,
Bien-être subtilement écorné.

Pourquoi ne puis-je faire renaître
Ce qui est voué à disparaître ?

C’est vers vous que je tend,
Une nouvelle union que j'attends.

A tout jamais inscrit dans mon cœur
Irrémédiablement tatouer mon corps.

Une larme de plus pour vous refléter,
Seules à faire miroiter le passé.


Colin

jeudi 3 janvier 2008

« Il s'en est passé du temps en dix minutes » - Part. 2

A côté de moi une famille nombreuse. De celles qui ont écrit sur le front « Made In Versailles ». Les enfants sont passablement calmes, grâce à la vigilance des parents digne d'un cerbère sous stéroïdes. Du même fait, ils ne se sont pas rendus compte qu'une équipe de déminage tente de désamorcer leur sac de chaussures. Alors que les forces de l'ordre s'apprêtent à évacuer le hall de l'aéroport, l'un des enfants se retourne.
« Hé maman, regarde ! C'est rigolo, on dirait notre sac à chaussures. »
Le temps se fige. Un peu comme dans Matrix, sans les balles, mais avec les trous des dites balles. La femme regarde son mari avec le regard d'une biche en tête à tête improvisé avec le canon d'un fusil.
« C'était à toi que j'avais confié le... » sa voix meurt.
L'homme, beaucoup plus réactif (et probablement pas coincé dans sa tenue de Mme Lequenois), bondi hors de son siège.

A ma droite, deux hommes se sont trouvé un point commun.
« Leur bagage était à deux mètres derrières eux, et ils ne se sont rendu compte de rien. C'est fou ça !
C'est un monde... »
Sur ce, la femme de l'un des deux hommes revient d'un périple au relais presse de l'aéroport.
D'un regard circulaire, elle analyse la situation. Elle voit un homme bien habillé discutant diplomatiquement avec une horde de policiers et de démineurs en tout genre. Derrière, une femme et quelques enfants attendent sagement, l'air embarrassé.
La nouvelle venue regarde son mari et son nouvel ami avant de lancer avec majesté :
« Il s'en est passé du temps en dix minutes ! »

La philosophie quitte les comptoirs pour s'inviter aux aéroports.

« Embarquement immédiat pour le vol AF 7049. »

Je me lève. Il est tant de me soumettre à la sécurité drastique d'une compagnie privée quelconque qui a à cœur de protéger le citoyen dans ses moindres déplacements. Peut-être un jour aurez-vous l'un de ces gardes pour vous accompagner aux toilettes, et vérifier que vous ne portez pas atteinte à votre intégrité anale, en utilisant un peu trop fort un papier toilette un peu trop rêche.
Devant moi, un petit enfant dépose son sac sur le tapis roulant du détecteur à rayons X. L'un des employés saisit l'objet dès sa sortie de la machine et débute son inspection sous le regard tétanisé du gamin. Il en extrait une ferme miniature qu'il place sur la table prévue à cet effet. Puis, conscient de l'importance capitale de sa tâche, il extrait tous les animaux en plastique pour les aligner méticuleusement à côté de la ferme.
Dix minutes plus tard, l'enfant est enfin libéré. Pour lui jouer au berger et à la bergère, c'est de l'histoire ancienne. A présent place aux accidents de voitures, aux avions encastrés dans des objets divers et variés, et à la guerre des Action Men ® contre les Barbies ®. Pendant ce temps là, je tentais tant bien que mal, de freiner la descente de mon pantalon, dépourvu de ceinture « pour raison de sécurité ».
Probablement ais-je pensé un peu trop fort que cet employé devrait être récompensé pour son travail exemplaire.
« Ouvrez votre sac. »
Et merde. J'ai mis 25 minutes à tout passer dans ce foutu machin, et en 15 secondes, l'agent de sécurité a tout sorti.
Au fond de mon sac, et sur tout ce qu'il contenait, une poudre rose / rouge brille d'un éclat malicieux. Mon paquet de fraises Tagada ® a explosé.
L'homme se saisit du sachet éventré du bout des doigts. Un bonbon écrasé s'en échappe, et s'écrase mollement sur le sol. Le regard de l'agent est empreint de suspicion. Il inspecte chaque objet dans les moindres détails. Une fois sa tâche achevée, il prélève un peu du résidu sucré du fond de mon sac à l'aide d'un étrange appareil. La machine clignote puis émet un « bip » de satisfaction.
Il pousse toutes mes affaires sur le côté et entreprend de fouiller le voyageur suivant.

Je cours vers la porte d'embarquement, mon barda sous un bras, l'autre occupé à limiter la chute de mon pantalon.
Je suis le dernier à pénétrer dans l'appareil. Je m'assoie, et là, juste devant moi, un jeune couple flanqué d'un nouveau né inconsolable, aux cordes vocales aussi puissantes qu'une sirène d'alerte à incendie.

Merci d'avoir lu ces deux petits billets. La prochaine fois, je vous expliquerais comment survivre coincé dans un wagon de train bondé avec un gamin qui vomi tout son chocolat.


Colin

lundi 31 décembre 2007

« Il s'en est passé du temps en dix minutes » - Part. 1

Lorsque l'on pense au mot voyage, plein de belles images nous viennent à l'idée. Du sable. Des fruits exotiques. Peut être de la neige et des chiens de traineaux pour les mono-maniaques de Jack London.
Voyager un verbe qui s'accorde à tous les temps de l'optimiste.
Pourtant avant d'arriver à la destination rêvée, tout un parcours du combattant vous attend. Peut-être est-ce un test pour déterminer votre mérite.
« Ah, celui-là n'a même pas atteint l'aéroport, il a craqué devant sa valise. »

Quand bien même vous ne seriez pas de ces conducteurs psychotiques qui se font les dents sur le volant de leur automobile, rien qu'à l'idée d'avoir à imaginer que peut-être il puisse avoir à affronter un embouteillage. A l'instar des cadeaux que l'on trouve dans les œufs mi-lait mi-chocolat, ce sont de petites saletés difficiles à (sur)monter.
En admettant que vous ayez atteint l'aéroport à temps, et dans un état de santé mentale suffisant pour vous permettre de continuer le périple. Vous êtes accueillis par un escadron d'employés qui semblent comploter pour vous offrir un aller simple à l'asile.
« Ah on vous a dit de vous présenter à ce comptoir ? Mais c'est le comptoir des abonnés ça monsieur. Vous devriez aller voir ma collègue là bas. Oui, vous devrez faire la queue à nouveau. Rassurez vous, ce n'est pas la même file. »

Enfin il semble que vous êtes devant le bon préposé. Vous posez vos bagages sur le tapis, une goutte de sueur perle sur votre front : est-ce que vous n'avez pas eu la main un peu lourde sur le contenu des valises ? Était-ce bien nécessaire de prendre toutes ces crèmes ? Et les trois pulls pour aller en Martinique ?
Ouf ça passe. De justesse, mais ça passe.

La précieuse carte d'embarquement est à présent entre vos mains. Vous n'avez jamais autant chéri un bout de carton. Toutes les cinq minutes vous vérifiez qu'il ne s'est pas dissout dans l'abime de vos poches. Plus que quarante minutes avant le début de l'enregistrement. Vos mains sont moites, et vous n'en pouvez plus d'attendre. Désœuvré, vous vous dirigez vers la rangée de sièges visités par des millions de fesses impatientes.

L'auteur, afin de tromper le lecteur, et pris d'un élan de fainéantise, va à présent couper le texte. Il lui sera ainsi plus facile de glisser vers une première personne du singulier, et de délivrer de ce fait, un récit introspectif sur sa vision du voyage. Sur ce, il vous souhaite une bonne année.

A SUIVRE

vendredi 14 décembre 2007

Caféromones

Une question me brûle les lèvres (c’est le cas de le dire).
Pourquoi, lorsque les publicitaires essaient de nous vendre du café (et ils y tiennent !), il est toujours question de sexe ? Elle est loin la publicité de « grand-mère sait faire du bon café ». Mamie n’est plus d’actualité. Elle a été remplacée par des bellâtres auxquels l’usage du café semble assez peu recommandé.
En témoignent les différentes publicités toutes plus ridicules les unes que les autres. Quel individu aux connexions mentales branchées dans le désordre, pourrait avoir des envies sexuelles à la simple vision de ce liquide noir ? Quelle demoiselle en pleine possession de ses moyens de séduction pourrait être mû par une overdose d’hormones la poussant à avoir envie de s’adonner à des folies libertines avec une machine a café ? A part la femme du designer bien sûr. Ou la designer elle-même s’il s’agit d’une femme. A moins que l’engin ne dispose d’une fonction cachée que je n’ai pas tout à fait saisie.

J’ai eu beau fréquenter les aéroports, je n’ai jamais vu personne accoudé au comptoir de l’un des bars décoller sous les effets d’un café, tourbillonner en l’air et atterrir avec la tête de quelqu’un qui vient de grimper aux rideaux. Pourtant j’ai longuement observé. Et quelque soit la marque de café, la seule chose qui se lit sur le visage des passagers est « j’espère que je vais pas croupir trop longtemps dans cet aéroport moisi. » Crispés dans leurs costumes noirs, la cravate trop serrée, ce n’est sûrement pas un café – fusse-t-il de grande qualité – qui fera décoller ces personnes du sol.
La seule manière sera pour eux de prendre place dans un avion. Des experts ont travaillé des années et des années, pour faire voler ces tas de ferraille. Alors ce n’est sûrement pas un jus de chaussette à base de grains compressés et ébouillantés qui vous fera décoller. Exceptions faites des rares cas où les grains en question contiennent des substances hallucinogènes.

Le seul rapport entre la sexualité et le café, est qu’à force d’en boire vos muscles se crispent, et vos gestes sont saccadés et incontrôlés. Le seul fait pour un homme d’aller uriner se transformera alors en pathologie de masturbation compulsive.
Messieurs, si vous buvez du café, urinez assis.
Mesdames si votre compagnon bois du café, profitez en !

La prochaine fois nous parlerons des cornets glacés et des sucettes, ou comment avoir des caries en faisant des fellations.

Sur ce bonne soirée, et bon café.


Colin

lundi 22 octobre 2007

Fiche - Dorm of the Dead

Vous avez fantasmé sur la superbe Zombette de « Le retour des Mort-Vivants 3 » ? Vous attendiez, la culotte palpitante, l’arrivée de son digne successeur ? Pas de chance, ce n’est sûrement pas l’infecte « Dorm of the Dead » qui vous comblera. Hormis une scène grossièrement inspirée du chef d’œuvre de Brian Yuzna, le film de Donald Farmer fait plus penser à une « Daube of the Dead » qu’à un métrage de Zombie digne de ce nom.

Quoiqu’il en soit, que le lecteur excuse ma plume agressive envers un « Dorm of the Dead » qui aurait gagné à bénéficier d’une communication moins pédante.

La critique se lit ici, et la bande-annonce se regarde ici :




Colin VETTIER

jeudi 18 octobre 2007

Fiche - Ghoul School

Aaah, les années 80, ses vidéos clubs remplis de cassettes de films d’horreur en tout genre, parfois tournés en vidéo. Si comme moi vous n’avez pas vécus cette époque, alors Camp Motion Pictures vous propose de rattraper cette lacune grâce un catalogue « Retro 80s Horror Collection » très fourni.

Le titre présenté aujourd’hui est « Ghoul School » un film sans prétention, tout à fait sympathique. Comme à l’accoutumé, l’édition est superbe et remplie de bonus très intéressants. Alors n’hésitez pas une seconde !

LIRE LA FICHE DE GHOUL SCHOOL

L’indispensable bande annonce :




Colin